Garder la mémoire : le jardin du souvenir

Un atelier de création d’un jardin du souvenir des génocides au lycée de Marseilleveyre

En mars 2024, j’ai suivi un groupe de lycéens de l’établissement de Marseilleveyre accompagné des paysagistes Laure Létoublon et Gilles Zamo de l’agence Mira pour la création d’un jardin comme lieu de mémoire et du souvenir des génocides. Ce travail photographique accompagne et illustre toutes les étapes du projet : la cartographie, la communication, la réalisation sur le terrain jusqu’à la cérémonie, le jour de l’inauguration.

Ce fut une vraie chance de suivre un projet de ce type dont l’économie de moyens a pu donner lieu à une vraie recherche créative, à la sobriété voulue, une forme d’humilité nécessaire pour révéler et évoquer le sujet des génocides. L’une des choses importantes qui a été transmise pendant ces ateliers, c’est cette idée qu’un projet de paysage évolue toujours, qu’il n’est pas figé dans le temps. Le jardin n’a pas vocation à être achevé, ni à trouver une forme définitive. Il est transmis de la même façon que doit se perpétuer le souvenir. Une fois les premières pierres posées, le grenadier planté, ce qui suit, ce qu’il adviendra, la façon dont d’autres lycéens poursuivront le chemin l’année suivante, cela n’appartient plus aux initiateurs.