Sensation de Paysage

Je m’attarde dans cette série sur la “sensation” de paysage, mise en scène dans et par le brouillard qui révèle l’espace par la soustraction, dans l’évaporation. Le brouillard rend le paysage à ce que nous pourrons en voir, ce que nous pourrons en comprendre, et qui sera forcément imparfait, insaisissable dans son entièreté. Et c’est ce qui donne à une vue, celle d’une montagne, celle d’un canal, celle d’une forêt, son caractère inépuisable et interprétable à l’infini. Le brouillard, comme expérience esthétique et sensible, loin de brouiller notre vue, nous invite à mieux voir en nous plongeant entièrement dans la sensation, l’impression du paysage, dans son mouvement, dans sa température, son atmosphère.